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rétrospective
video officielle (le film 25', la bande annonce 3', le livre-photo) disponible au Dojo, Fr. 20.-
message du fondateur du BUSHINKAN
En 20 ans, bien des visages, des expériences et des parcours ont croisé et enrichi le BUSHINKAN. Les aléas de l’existence et les préférences ont amené beaucoup de personnes à arrêter leur pratique pour se réaliser autrement, ailleurs; certaines ont recommencé des années plus tard; d’autres, plus rares, ont persévéré à travers les années. Mais toutes ces personnes ont insufflé une énergie forte, de patience et d’effort sur soi à travers des arts classiques. Je leur dois en partie ce parcours, car sans élèves, un professeur ne saurait partager quoi que ce soit.
On n'avance jamais seul et le Dojo doit beaucoup à celles et ceux qui m’ont secondé, constamment bien que souvent dans l’ombre, et en premier lieu, depuis 1991, Frédéric Guyot et Natalie Bart Petris, enseignants et fidèles piliers du Dojo. Sans eux, le BUSHINKAN ne serait pas ce qu’il est. Il y a eu une seconde génération d’enseignants, après eux, à travers Johann Stauffer et Kathrine Meylan, qui s’investissent aujourd’hui beaucoup dans le Dojo. D’autres viendront, espérons-le.
Ma gratitude va surtout à ceux qui me guident aujourd'hui, Yukihiro Sugino, Pascal Krieger et Alain Floquet, ainsi qu'aux maîtres et aux experts, présents ou disparus, qui ont enrichi ma pratique, ma recherche et ma réflexion: avant tout Yoshio Sugino Sensei et Minoru Mochizuki Sensei, ainsi que Tsuneo Nishioka, Goro Hatakeyama, Teruo Sano, Christian Tissier, Luigi Carniel mon premier professeur. Il y a encore eu des experts, cotoyés durant des stages : Hiroo Mochizuki, Malcolm Tiki Shewan, Michio Hikitsuchi, Terence W. Ezra, Kenyu Chinen, Roland Habersetzer, Lionel Oudart.
Une pensée va enfin à celui sans qui tout ceci ne serait pas, celui qui m’a conduit par la main, lorsque j’avais dix ans, dans mon premier Dojo, mon père, qui, de là où il est, saura comprendre ma gratitude silencieuse.
Comme la chaleur humaine, le savoir se partage, dans une chaîne qui traverse le temps.
Loris Petris
12 février 2011

historique
En septembre 1991, avec le début du semestre académique, naît la section Kobudo du Sport universitaire de Neuchâtel, du vœu de feu Me Yoshio Sugino, 10e dan meijin, et grâce à Hugues Feuz, ancien directeur du Service des Sports de l'Université. Avec elle apparaît le BUSHINKAN, la « maison (kan) de l’esprit (shin) martial (bu) ». Les cours ont lieu le mardi à midi. En 1999, les sections Aïkibudo et Jodo sont créées suite à la fusion avec le Shinkan Dojo Val-de-Ruz (1994 - 1999) et tous les cours ont lieu le soir. A la fois Dojo privé et membre du Sport universitaire, le BUSHINKAN réunit désormais un public varié, d'une part estudiantin, d'autre part plus fixe et plus âgé. Il est dès lors membre de la Fédération internationale d'Aïkibudo et de la Fédération européenne de Jodo. Une étape décisive est franchie en 2002, lorsque maître Yukihiro Sugino nomme Loris Petris responsable du shibu suisse (représentation officielle) de Kobudo Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu du Sugino Dojo, établissant ainsi un lien direct entre le BUSHINKAN et le Japon. Depuis, plusieurs pratiquants se rendent au Japon pour y parfaire leurs connaissances; d’autres participent régulièrement, de leur propre chef ou en groupe, à des stages dans toute l’Europe, et notamment en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique, ce qui contribue à renforcer les liens d’amitié et de partage entre les pratiquants.
hommage
Le 20e anniversaire du BUSHINKAN sera marqué par une démonstration qui, plus qu'une commémoration, se veut un hommage à ces arts qui aident des femmes et des hommes à s'épanouir dans le cadre d'un Dojo, un « lieu où l'on étudie la Voie ». Visant à la connaissance et au perfectionnement de soi, ces arts, Kobudo, Jodo et Aïkibudo, sont un pont jeté entre le présent et le passé, entre Orient et Occident, à une époque où l'on prétend parfois n'avoir plus besoin du passé et encore moins d'un dialogue entre les civilisations, à l'heure de la mondialisation. Ils n'en sont que plus précieux pour le monde moderne, par-delà leur inutilité apparente.
"L'homme n'est pas fait pour construire des murs mais pour bâtir des ponts" (Lao Tseu). Sans le savoir, Einstein rejoignait ce penseur en avertissant que "les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts". Or, la pratique des Budo (arts martiaux japonais) vise d'abord et essentiellement à apprendre à agir ensemble, à s'unir au mouvement de son partenaire et à son énergie (ki musubi), à se relier à lui, pour ensuite pouvoir le maîtriser. Cette démonstration se voudrait donc, fidèle à l'esprit qui nous anime depuis 20 ans, un pont entre les individus, les cultures et les époques, une occasion de comprendre l'ailleurs et l'autrefois, pour aller vers un épanouissement plus complet de soi, en se reliant à l'autre, à soi, au Tout.

démonstration-anniversaire du 12 février 2011
démonstration d'arts martiaux japonais en l'honneur des 20 ans du BUSHINKAN
invitation cordiale à toute personne - entrée libre
AIKIBUDO (mains nues)
JODO Shinto Muso Ryu (bâton)
KOBUDO Katori Shinto Ryu (sabre)
ainsi que SHODO (calligraphie), SHAKUHACHI (flûte) et TAIKO (tambour)
avec
Yukihiro Sugino, 9e dan menkyo kaiden KOBUDO
Pascal Krieger, menkyo kaiden JODO, 10e dan SHODO
Sergio Dieci, menkyo kaiden JODO
Loris Petris, 5e dan KOBUDO
ainsi que
Kazutoshi Myoshi (Shakuhachi - flûte)
Rémi Clemente (Taiko - tambour)
Pascal Krieger (Shodo - calligraphie)
samedi 12 février 2011
Neuchâtel, Centre sportif du Mail
18h00-19h15
>> affiche (pdf)
>> plan d'accès |
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